Le Japon gratuit

Autostop au Japon, bons plans et hôtels pas chers (Kyôto, Tôkyô…) ainsi que les spots de camping, sauvage ou non.

Le bon matériel pour partir au Japon

Vous avez décidé de voyager au Japon façon « routard », en faisant de l’autostop ou du camping sauvage ? Voici ce dont vous aurez besoin.

La tente de deux confrères… on ne les connaît pas mais on espère que la nuit a été bonne !

L’abri

Nous avons choisi une tente de type « igloo », autoportante (85€).

Donc pas besoin de planter de sardines pour tendre la toile. Pratique lorsqu’on est obligé de bivouaquer sur un parking.

Oubliez les tentes qui se montent automatiquement, elles sont intransportable.

Les adeptes de randonnée ultra-légère préféreront des micro-tentes, des poncho tarp… voire pas de tente du tout, juste le duvet et le tapis de sol !

Cette dernière solution vous permet de dormir n’importe où, à condition de trouver un toit pour vous abriter de la pluie…

C’est la solution d’André Brugiroux, célèbre auto-stoppeur autour du monde, qui confie qu’un « gaijin » qui dort dehors éveille la curiosité… curiosité qui peut mener à une invitation à dormir chez l’habitant !

Le sac de couchage

Il doit vous procurer chaleur et confort jusqu’à zéro degré, à moins de partir en juillet-août et hors Hokkaidô.

Un pull roulé en boule dans la housse servira d’oreiller (à partir de 55 €).

Le tapis de sol

Il va de pair avec le sac de couchage.

En effet, ce dernier ne sert à rien s’il n’est pas isolé du froid et de l’humidité du sol.

Choisissez un matelas mousse léger qu’on peut enrouler (à partir de 5 €).

La lampe de poche

A manivelle, elle est plus économique qu’une frontale à piles, mais aussi plus encombrante (à partir de 6 €).

Aujourd’hui, j’opte plutôt pour une frontale à piles rechargeables.

Le sac à dos

Il y a peu d’escalators dans les gares japonaises.

Un bon vieux sac reste donc ce qui se fait de mieux en terme de mobilité (70 €).

Vérifiez que celui-ci est équipé d’une housse imperméable (au besoin, un sac-poubelle fera l’affaire).

Réglez-le de façon à ce que les bretelles ne touchent pas le haut des épaules.

Les objets importants (carte, appareil photo, mais surtout SAC DE COUCHAGE…) doivent être emballés dans des sacs en plastique individuels.

Les brosses

Une brosse à dents pour la vaisselle, une autre pour vos quenottes.

Évitez de les confondre !

Les bouchons d’oreilles

Salvateurs dans les hôtels mal insonorisés et quand on campe sous un pont.

La boussole

Indispensable en cas de longues balades dans les villes, surtout si on n’a pas assez d’argent pour se payer un ticket de métro.

Vous en trouverez dans certains grands 100 ¥ Shops, mais les meilleures sont vendues dan les magasins de campings (10 €).

N’oubliez pas que certains plans de villes figurant sur les mobiliers urbains ne sont pas orientés vers le nord, mais dans le sens de votre regard, droit devant vous.

Encore plus économique : laissez tomber la boussole et demandez votre chemin pour faire des rencontres avec les habitants !

Les cartes

Pour l’auto-stop, procurez-vous sur place le livre Shobunsha’s Road Atlas.

Bilingue, on le trouve dans toutes les librairies japonaises, au rayon des cartes routières (30 €).

Coûte environ 23$ d’occasion sur Internet.

Vêtements pour partir au Japon

Si vous partez en été, prenez des vêtements légers, car les journées sont chaudes et très humides.

En dehors de cette saison, et si vous prévoyez d’aller à Hokkaidô ou en haute montagne, investissez dans un bon pull (en laine, pure si possible, il reste chaud même mouillé) et un bonnet (pour ne pas perdre de chaleur par la tête).

Un caleçon long en fibre polaire rend plus supportables les longues séances d’auto-stop.

Ne vous chargez pas trop, car vous trouverez des laveries dans quasiment toutes les villes.

Astuces !

  • Il est bien sûr moins cher d’acheter le matériel en solde avant votre départ, plutôt que dans un magasin spécialisé sur place.
  • Freecycle.org et Donnons.org sont des réseaux d’échange regroupant des personnes souhaitant se débarrasser d’objets dont elles n’ont plus l’usage. Vous y trouverez tout, du lit à baldaquin au lecteur DVD, en passant par… le matériel de camping. Tout ceci est bien entendu totalement gratuit et fonctionne grâce à la bonne volonté des participants.
  • Les Français pourront se rendre dans les dépôts d’objets d’Emmaüs pour trouver du matériel de camping (gamelles, gourdes…) et des vêtements à un prix défiant toute concurrence.

japon autostop

Le réchaud

Si vous dormez dehors, faites l’acquisition d’un réchaud portatif, mais pas de cartouches de gaz : elles sont interdites en avion, et vous en trouverez des recharges compatibles sur place (5 € – 8 €).

Comme toutes les consignes de sécurité seront inscrites en japonais, prenez la précaution d’en prendre connaissance en français avant votre départ.

Avant de partir, confiez la cartouche au personnel de l’aéroport ou à une boutique de camping.

En faisant cuire un repas de pâtes un soir sur deux, nous avons utilisé une seule cartouche par mois.

Le savon

On en trouve dans quasiment tous les bains publics et, bien entendu, dans la plupart des hôtels.

Avec un savon de Marseille artisanal et sans additif ou un savon d’Alep, on peut se laver le corps, les cheveux, les vêtements, et même la vaisselle pendant plusieurs semaines (certains vieux briscards le recommandent pour les accouchements en pleine jungle, les accès de fièvre jaune et, dilué dans un peu d’huile de moteur, pour les opérations à coeur ouvert). Se laver dans l’eau de mer nécessite un savon spécifique, vendu dans les magasins de sport.

Livres

Bouquiner sous la tente après une journée de marche est un plaisir précieux. Mais un livre, ça pèse.

Choisissez un livre de poche bon marché, écrit serré et que vous pourrez revendre à un bouquiniste (la chaîne BOOK OFF rachète les livres étrangers).

Découpez les pages des guides qui ne concernent pas votre itinéraire, cela allégera leur poids.

C’est peut-être aussi l’occasion d’investir dans une liseuse, robuste et légère.

Côté dictionnaires de japonais, ma préférence va au Petit Fujy Diko. Il est cher mais complet et super-compacte.

Si vous connaissez une application pour smartphone proposant un bon dictionnaire de japonais doublé d’une reconnaissance de kanji, peut-être ce programme sera-t-il plus efficace et moins cher… à condition d’avoir de la batterie ;)

Et vous ? Quel est THE objet sans lequel vous ne partiriez pas au Japon ?

Le Koenji, hôtel pas cher à Tôkyô

Je viens de recevoir ce lien vers le site d’un hôtel de Tôkyô, The Koenji. Je ne l’ai pas testé, donc si vous y avez déjà séjourné, racontez votre expérience dans les commentaires !

Le quartier du Kôenji. Source : Site officiel

A première vue, les tarifs sont alléchants :

  • Chambre simple : 2500Y
  • Chambre double : 3500 Y

L’hôtel est situé à « 1 minute » de la station Kôenji, au nord-ouest de Shinjuku (qu’on peut atteindre en 7 minutes via métro, selon le site de l’hôtel).

Il ne dispose que de 4 chambres simples, 3 doubles et 1 « twin room » à 3800 Y ainsi que 2 douches, 2 toilettes, 1 cuisine.

Enfin, le blabla du site vous promet un « free hi-speed wi-fi », ce qui n’engage à rien, et un incroyable effet de calme et de relaxation grâce à son « modern japanese design ».

Un critère que conteste un commentaire négatif trouvé sur « trip advisor », d’un voyageur se plaignant de n’avoir pu dormir à cause du bruit du dehors. La mauvaise isolation semble malheureusement être le point commun de nombreux hôtels bon marché à Tôkyô.

La station Kôenji :

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Dormir pas cher au Japon, en BD

Non seulement Issekinicho est un super blog BD sur la vie au Japon, mais en plus il regorge d’astuces pour voyager plus facilement. Aujourd’hui : dormir pas cher au Japon, avec les bus de nuit, les manga cafés…

Dormir pour pas cher au Japon

Dessin : Issekinicho, « Dormir pour pas cher au Japon »

Dans ce post en plusieurs parties, le blog donne différentes astuces pour voyageurs fauchés, également décrites dans le guide du Japon en autostop.

  • Les bus de nuit

Moins chers que le train, et vous économisez une nuit d’hôtel. Mais c’est plus long : le trajet Tôkyô-Fukuoka, par exemple, dure 15 heures. Penser à l’oreiller gonflable pour faire une nuit correcte.

Pour prendre un ticket, les auteurs du blog ont visiblement galéré :

« Chercher sur le net en japonais (ハイウェイバス ou ナイトバス), trouver un site parmi les dizaines de compagnies de « highway bus » ( par exemple : ici, , ou ) » (…)

Puis s’inscrire sur le site, téléphoner pour faire la réservation, déterminer le trajet, et retirer le billet à la machine située dans les konbini… le tout se faisant bien évidemment en japonais.

  • Les manga kissa, ou manga cafés

Petits boxes individuels pour lire ou surfer sur Internet, boissons à volonté… les manga kissa (ou manga cafés, ou internet cafés) sont des sanctuaires pour geeks ouverts 24h/24. Eh oui, on peut y rester la nuit et même parfois y prendre une douche (payante)!

Par contre, gare à ne pas vous retrouver à côté d’un boxe fumeur si vous en supportez pas l’odeur de la cigarette.D’après le blog, le manga café Popeye de Hiroshima n’est pas top à ce niveau-là… (au pire, il reste le camping sauvage)

Tarifs. 6h : 1000Y, 12h : 1600Y d’après les auteurs, mais on peut bien sûr n’y rester qu’une heure, le temps par exemple de consulter Google maps pour trouver un spot de camping sauvage ;)

« Les sites des différentes chaines de manga-kissas ( par exemple : Geragera, Manboo,Media-cafe ) sont en général super bordéliques et bourrés de pubs… difficile d’y trouver des infos.
Sur ce site, vous pourrez trouver une carte avec des mangas-kissa dans tout le japon. »

Merci Issekinicho !

Conseils avisés pour autostoppeurs débutants

La sémillante Anick-Marie Bouchard (avec qui j’animais le stand « Autostop » au dernier salon Partir Autrement) vient de publier 3  conseils simples pour débuter sur le glorieux chemin de l’autostop.

  1. Utiliser les ressources de la communauté des auto-stoppeurs : Des exemples de sites indispensables.
  2. Préparer son périple : Anick-Marie recommande notamment l’étude de trajet sur Google Maps.
  3. Être prêt-e à tout : « Si vous êtes mal à l’aise, mentionnez-le une première fois, mais [si le conducteur] s’en fout, donnez-lui l’ordre de s’arrêter et de vous laisser descendre, sans compromis. »

Retrouvez ces conseils en détails sur le site Globestoppeuse. Les commentaires laissés par les lecteurs sont également une mine d’informations.

Retrouvez-nous au festival Partir Autrement

Je serai ce week-end à Paris avec Anick-Marie Bouchard (auteure du blog Globe Stoppeuse) au Festival Partir Autrement. Retrouvez-nous sur notre stand « Stop! Rencontres intenses sur la route ».

Espace Reuilly

21 Rue Hénard, 75012 Paris

Métro Montgallet, Dugommier ou Daumesnil. RER Nation

Loger chez l’habitant : 3 bonnes raisons d’essayer le couchsurfing

Pourquoi dormir à l’hôtel alors qu’il existe des initiatives comme couchsurfing ? Ce réseau d’hospitalité permet aux membres de loger gratuitement chez d’autres membres. Apparemment, ç’a l’air de faire surkiffer le gars sur la photo.

1. C’est simple

Couchsurfing compte plusieurs milliers de participants au Japon.

Pour s’inscrire et les contacter, il suffit de remplir une fiche où vous serez invité à parler de vos expériences de voyage, des langues que vous pratiquez… une fiche complète est gage de sérieux. Si elles est en anglais, c’est encore mieux ! Eh oui, couchsurfing est avant tout un réseau social.

Mais un réseau sécurisé, grâce à un système de notation que se laissent les voyageurs entre eux.

2. C’est marrant

Grâce à couchsurfing (CS pour les intimes), j’ai rencontré de nombreux amis japonais, mais aussi des occidentaux, parfois francophones.

A Tôkyô, j’ai dormi chez un « life coach » occidental dont le job consistait à venir en aide aux expatriés perdus dans leur nouvelle vie japonaise. Un gars très propre, très méticuleux, et qui connaissait les meilleurs restos de yakitori du quartier.

  • Le + : Il travaillait dur, et on pouvait se lever tôt sans risquer de le réveiller.
  • Le – : Comme beaucoup de maisons japonaises, la sienne est toute petite… et ne peut accueillir qu’un couple de voyageurs. C’est déjà pas mal !

A Kyôto, le couchsurfer était un Japonais qui avait mis une maison entière à la disposition des voyageurs ! Apparemment, tout ce qu’il voulait, c’était pratiquer l’anglais avec eux. En échange : une cuisine, des tatami partout, et le droit d’écrire sur les murs avec des feutres pour témoigner de notre passage.

  • Le + : L’ambiance hyper conviviale, genre auberge espagnole.
  • Le – : On dormait tous ensemble. Si certains étaient motivés pour rentrer à 2 heures du matin après avoir écumé les discothèques locales, on pouvait dire adieu au dodo.

3. Bon, et puis surtout, c’est gratuit

C’est gratuit mais ça reste la maison de votre hôte ;) c’est donc à vous de vous adapter pour que la cohabitation se passe bien.

Courtoisie, échange… sont les maîtres mots de ce qui s’apparente avant tout à une magnifique expérience sociale à l’échelle planétaire. En plus d’échanger sur vos cultures respectives, apporter un petit souvenir ou faire un brin de vaisselle est toujours apprécié.

Enfi, il existe sur la toile d’autres réseaux d’hospitalité que Couchsurfing. Comme BeWelcome, ou encore Hospitality Club.

Vous aussi, vous avez testé les réseaux d’hospitalité au Japon ? Alors, partagez votre expérience dans les commentaires !

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Les membres de Couchsurfing au Japon

Témoignage : Jean-Baptiste, en autostop jusqu’à Yakushima

JB est l’auteur d’un blog passionnant sur le Japon. Parti en 2009 sur la route de Yakushima, il dévoile à Japon Gratuit (ou presque) les coulisses de son aventure.

Bon, alors, pourquoi ce voyage ?

Je suis parti le 3 mars 2009, le dernier mois de mes études au Japon, avec l’envie de faire une nouvelle expérience de voyage, différente des précédentes. Et surtout, de rencontrer des gens de toutes préfectures et classes sociales confondues, pour remettre en cause ma vision des Japonais que j’ai construite a Kyôto, ville traditionnelle mais pas forcément représentative.

J’avais déjà parcouru le pays de haut en bas en vélo et en train, mais n’étais pas passé sur l’île de Yakushima, au sud de Kyûshû. Son coté mystérieux, la randonnée et les onsen m’ont convaincu d’en faire une destination.

Tu es passé par où ?

Comme « l’avion c’est tricher » (et pas donné, pour un étudiant) et pour changer mes habitudes (vélo, train, camping), j’ai esquissé un parcours de 2 semaines joignant les onsen de Beppu/Yufuin, le centre boisé de Kyuushuu, Kumamoto/Sakurajima, Tanegashima (qui est la base de lancement des fusées japonaises, visitable), évidemment Yakushima, puis des amis a Kumamoto et Nagasaki.

C’était ta première fois en stop ?

C’était ma première fois pour un voyage tout en stop. Très réussi, avec 2000+ km parcourus en 32 véhicules.

Tu parles japonais ?

Ayant passé presque 3 ans dans le pays, je n’avais pas de difficultés pour la langue. Cela m’a été très utile lorsque j’estimais mes chances de trouver une voiture en mode « passif » trop faible, j’allais à la rencontre des chauffeurs dans les SA pour me présenter.

Quel était ton budget, tes dépenses journalières ?

Mon budget est en général minimal pour prolonger le voyage ! Dans une journée, je comptais environ 500 yen par repas (bentô de konbini, nikuman), 500 yen pour un onsen, plus 500-1000 yen pour une éventuelle attraction (musée, parc, temple, trajet en train / bateau). Ce qui fait 3000 yen par jour maximum.

As-tu fait du camping sauvage ? Quels sont tes bons plans ?

Le Japon étant très sûr et les infrastructures publiques en général très bien maintenues, il est très facile de camper un peu partout. J’appliquais la règle « faire son campement après le coucher du soleil, partir avant les premiers marcheurs » pour éviter une éventuelle mésaventure si j’étais près d’habitations.

Un bon point du Japon montagneux est qu’il y a toujours une colline dans les parages, qui offre souvent : une certaine intimité, une vision dégagée du ciel étoilé, une cabane ou structure en bois (refuge en cas de pluie), des toilettes, et un point de vue pour faire son taiso (gymnastique) du matin.

Parfois, après une longue journée qui se finit par un onsen (j’en suis fan), j’ai juste assez d’énergie pour trouver un endroit isolé dans les environs. Mais je dors toujours bien après un onsen. La perfection reste : les rotenburo (bains en plein air) sauvages de Hokkaido, dans lesquels on peut faire un saut au matin !

J’ai été aussi accueilli de nombreuses fois chez l’habitant après une conversation plus ou moins courte. Ca a toujours été une expérience unique.

Utilisais-tu un panneau pour indiquer ta destination ?

J’avais toujours un panneau avec ma destination, ou grande ville intermédiaire, écrite en kanji (gain de place et lecture plus rapide!).

Où te plaçais-tu pour le stop ? Attendais-tu longtemps ?

Pour trouver un bon spot, le bon sens s’applique, en sortie de ville, à un konbini ou un parking, avec le sourire et en « forçant » la chance…

Prendre l’autoroute est indispensable pour les longues distances. J’ai parcouru ainsi 780 km en une journée. Pour cela, il est quasiment impératif de rejoindre une aire de repos, les SA. Les échangeurs et les PA sont à éviter si possible. Avec mon panneau, j’essayais de rester visible aussi des chauffeurs stationnés. J’attendais au minimum 30 minutes.

L’autostop au Japon n’est pas dans les mœurs, j’étais plus observé qu’approché. On m’a signalé aussi plusieurs fois, qu’un étranger en
stop, c’est pas fréquent, mais ça apparait toujours moins dangereux, moins risqué, plus « collant aux préjugés » qu’un Japonais en stop, qui lui est beaucoup plus « suspect ».

Si l’attente ne portait pas ses fruits, j’allais à la rencontre des gens sur les parkings, guidé par les plaques d’immatriculation, pour me présenter et expliquer rapidement mon but. Évidemment, il faut de la patience et enchaîner les excuses polies (en présenter et en recevoir autant), mais je pense que c’est parfois nécessaire pour ne pas dormir sur l’autoroute.

Des rencontres marquantes ?

Au-delà de l’inconnu, le coté captivant du voyage est la diversité des rencontres. J’ai pu discuter avec :

  • Un commercial pour les cafés Boss, et goûter en avance à un nouveau produit (qui reste du café en cannette),
  • Un consultant en ingénierie navale,
  • Des étudiants,
  • Un membre des forces d’autodéfense (JSDF),
  • Des fermiers,
  • Des familles,
  • Un chauffeur de poids-lourd,
  • Des commerciaux pour de l’alcool, du matériel médical…
  • Plus particulièrement, un co-gérant d’un ryokan à Beppu, dont l’activité était faible, après m’avoir accompagné à un premier onsen, a décidé de me faire la visite toute la journée. On est allé dans des bains bien cachés par les locaux que je n’aurais pas pu trouver tout seul, fait du tourisme, des blagues, pour finir avec dîner typique, arrosé et une nuit offerte au ryokan.

As-tu eu des mésaventures, ou au contraire des bonnes surprises mémorables?

Je répondrais « oui » pour des frayeurs, mais aucune mésaventure. J’ai eu la chance de toujours arriver où je voulais, souvent au
dernier moment, avec la « dernière » voiture, ou la dernière chance au coucher du soleil. J’ai été invité aussi plusieurs fois, ce qui est
toujours une bonne surprise.

Ton « endroit secret » à conseiller aux routards?

Les parcours touristiques du Japon sont très bien organisés. Mais aussi uniformisés, et limitant l’expérience du pays à un sous-ensemble réduit. En contrepartie, se décaler légèrement des sentiers battus et rencontrer des locaux donne rapidement accès à des « endroits secrets »!

Raconte-nous la première personne qui s’est arrêtée pour toi.

La première personne s’est arrêtée pour me donner une pièce de 500 yen, en me disant « Quand j’étais jeune je faisais aussi du stop. Je ne peux pas te prendre maintenant, mais voilà au moins quelque chose ».

J’ai trouvé qu’en général les chauffeurs ont une certaine méfiance des autostoppeurs, mais juste par ignorance et par les histoires morbides des médias.

Avec plus de voyageurs pour populariser la pratique dans l’échange de respect et d’expérience, ça ne pourra être que bénéfique pour les deux parties.

Crédit photos :  JB. Voir son blog.

Séjour linguistique et études au Japon

Un séjour linguistique, quoi de mieux pour vivre le Japon au quotidien? Surtout pour les étudiants et les lycéens désireux de quitter les bancs de la fac ou du bahut…

Séjours courte durée

Pour des vacances studieuses…

Boa Lingua Cours de langue en petits groupes, programmes d’activités sportives, ludiques et culturelles. Périodes de moins de 3 mois, toute l’année. Tranches d’âges : 13-15 ans, 16-18 ans, + de 18 ans.

Experiment Pour travailler son japonais au sein d’une famille d’accueil pendant 1 à 4 semaines (parfois plus, à négocier). A partir de 16 ans.

Nacel International Des cours de langues dans de nombreux pays. 1600€ pour deux semaines. En revanche, leur site aurait besoin d’un correcteur : on y apprend que la capitale du Japon est Berlin et que la langue majoritaire y est l’allemand…

Espace Langue Tôkyô La célèbre école propose des séjours linguistiques et culturels à partir de 2403€.

On a testé pour vous… le séjour linguistique : Quand j’étais ado, je suis parti pendant trois semaines dans le Kansai avec un cours privé. C’est un bon plan pour ceux qui hésitent à se jeter dans le grand bain d’un voyage au Japon, car vous y êtes cadré du début à la fin…

C’est aussi l’inconvénient : veillez à bien vous renseigner sur le degré de liberté dont vous bénéficierez sur place, sous peine de passer vos soirées à jouer aux cartes dans un foyer d’étudiants. Et pas question d’annuler la visite collective au Pavillon d’Or pour aller admirer le lac Biwa avec cette charmante étudiante du groupe débutants-avancés… le programme, c’est le programme. Les plus âgés peuvent mal supporter le fait de revenir dans un milieu scolaire, d’autant qu’au Japon, on ne rigole pas avec la discipline et le respect des horaires.

Personnellement, en dehors de cet aspect, j’ai bien aimé ce premier contact avec la culture japonaise, surtout qu’une partie se déroulait, non pas en foyer, mais au sein d’une famille adorable (séquence d’anthologie quand mon camarade de chambre a mis la pâtée à l’aîné sur Super Mario). Bref, consultez des avis en ligne avant de vous décider!

Séjours longue durée

Devenez un vrai lycéen japonais! Ou, si vous êtes plus âgé, partez pour un programme d’un an dont vous reviendrez transformé… et surtout, bilingue.

Rotary Youth Exchange Un des programmes les plus connus, pour les lycéens qui souhaitent faire partie intégrante d’une famille étrangère.

Pie France Une année scolaire au Japon, pour 11 500€.

AFS Vivre sans frontières Séjours linguistiques de 12 à 18 ans. Des missions et des programmes différents sont également proposés aux plus de 18 ans.

Visa d’étudiant

Le site Japon’iz précise :

« Pour des séjours de plus trois mois et à condition de bénéficier de suffisamment d’heures de cours par semaine (généralement 20h cours/semaine), vous pourrez faire une demande de visa d’étudiant (renouvelable 2 ans) qui vous permettra ainsi de ne pas utiliser votre visa vacances-travail et également de travailler quelques heures pour financer vos cours. Pour obtenir ce visa, l’école devra vous fournir un « certificate of eligibility ». »

Le site propose également une sélection de liens :

  • Des organismes linguistiques spécialisés « Japon »
  • Organismes linguistiques généraux proposant des séjours au Japon

ESL

WEP

EurocentresFormalangues

Geolangues

HLI

Langtra

STS France

Langage.com

Language Course (gare à la vidéo publicitaire qui se charge automatiquement)

Certains de ces sites peuvent-ils être des arnaques?

Afin d’éviter toute mauvaise surprise, vous trouverez de nombreuses informations ainsi qu’une liste d’organismes agréés sur le site de l’Office national de garantie des séjours et stages linguistiques.

Photo : CC Flickr Aiesecgermany

Autostop : S’habiller pour le froid

L’autostoppeuse québecoise Anick-Marie Bouchard partage sur son blog ses astuces pour ne pas geler au bord de la route.

Froid, le Japon? On pourrait en douter quand on a subi l’écrasante chaleur du Kansai au mois d’août. Pourtant, les voyageurs qui partent pendant la saison froide, ou veulent visiter l’île septentrionale de Hokkaidô, pourraient être surpris par le climat frais, voire rigoureux en hiver, qui règne dans certaines parties du Japon.

« Hokkaidō est connu pour ses étés frais et secs (ce qui attire de nombreux touristes) et ses hivers rigoureux. La température moyenne en août est d’environ 22 °C, tandis que celle de janvier varie entre -12 °C et -4 °C, en fonction de l’altitude et de la latitude. »

Source : Wikipédia

Sur son blog, Anick-Marie Bouchard révèle quelques ficelles pour l’autostop en hiver. Le tout sans se ruiner :

« Bien sûr, j’ai tout obtenu dans des boutiques d’occasion à moins de 20€… Ou dans les poubelles, eh oui ! »

  • Superposer les couches (absorbante/respirante, isolante, coupe-vent)
  • Utiliser un collant thermique et pantalon de toile épaisse
  • Ne pas négliger les extrémités (bonnet, gants…)
  • Choisir soigneusement le type de chaussure qu’on emporte
  • S’équiper de chaufferettes
  • Etc.

Anick-Marie aborde également le sujet de la visibilité quand la nuit tombe plus vite et que la visibilité est moindre…

« Un autre incontournable de l’auto-stop d’hiver et/ou de nuit est le feu de vélo type tortue ou grenouille. En gros, c’est une petite lampe à DEL à petit prix (1-5 € ou $) qui ne pèse presque rien mais peut vous rendre extrêmement visible. »

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6 raisons de faire du stop devant un konbini

Les konbini (コンビニ, pour Convenience Store) sont des petites supérettes ouvertes 24h/24.  Les conducteurs s’y arrêtent souvent pour faire une pause au cours d’un trajet.

Un konbini de la chaîne Lawson. Source : Wikipédia

Les konbini distribuent des produits de consommation courante (alimentation, boissons, presse, petite papeterie, produits ménagers, hygiène…). Ils proposent de très nombreux services : photocopie, bornes internet, envoi de fax, réservation de spectacles ou d’hôtels, relais de sociétés de vente par correspondance. On peut également y payer la plupart des factures : eau, gaz, électricité, téléphone, télévision. (Wikipédia)

Pour l’autostoppeur, le konbini a plusieurs avantages :

  1. Il y en a absolument partout, ce qui fait qu’en cas de camping sauvage urbain, vous aurez le petit déj’à proximité.
  2. Ils disposent quasiment tous d’un parking et de toilettes.
  3. On y trouve de l’eau chaude à volonté (pratique pour les râmen et le thé vert).
  4. Leurs enseignes lumineuses et colorées attirent l’attention sur votre personne.
  5. Les conducteurs en train d’acheter quelque chose à l’intérieur du konbini ont le temps de vous voir et de décider si, oui ou non, ils vont vous prendre en stop.
  6. Certains, apitoyés, vous offriront peut-être une canette de café au lait.

Différentes enseignes de konbini. Source: Softbank

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