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Autostop au Japon, bons plans et hôtels pas chers (Kyôto, Tôkyô…) ainsi que les spots de camping, sauvage ou non.

Autostop : techniques du désespoir (1)

Il arrive parfois que l’autostop se révèle plus compliqué que prévu, quel que soit l’endroit du Japon où vous vous trouviez. Et ce, malgré la facilité qu’ont les conducteurs nippons à s’arrêter d’habitude. Il y a des jours sans, c’est tout.

Alors, que faire? Voici le premier post d’une série présentant des « trucs d’urgence » à utiliser quand il semble que ce bon vieux kami de l’autostop a décidé de vous faire poireauter toute la journée (ou bien quand vous avez la flemme).

Technique 1 : Dans un lieu fréquenté

Vous êtes près d’une aire de repos, d’une station essence ou d’un restaurant, voire d’un konbini. Trouvez un conducteur à en train de faire le plein ou d’acheter à boire.

Ne lui faites pas peur. N’arrivez pas par derrière. Commencez votre phrase par « Ano… sumimasen… » (Euh… excusez-moi…) même si vous enchaînez en anglais ensuite.

Votre cible ne doit avoir l’air ni timide ni pressée. Ayez l’air désemparé. Demandez-lui votre position exacte sur la carte.  Remerciez abondamment. Puis expliquez que vous faites de l’autostop et que vous cherchez la direction  de votre prochaine destination.  Heureux d’avoir pu vous aider et voyant que vous n’êtes pas dangereux, peut-être désireux de se faire bien voir par les autres clients, votre nouvel ami acceptera peut-être de vous y conduire… ou, tout du moins, vous avancer à la prochaine aire de repos, où vous pourrez réutiliser cette technique.

Avantage : Vous démarchez directement le conducteur.

Inconvénient : On aura tôt fait de repérer votre petit manège si vous utilisez cette technique plus d’une fois par lieu.

Mettez-vous bien d’accord sur l’endroit où votre conducteur va vous déposer, sous peine de finir dans un coin plus paumé que celui où vous vous trouviez précédemment.

Cette technique se base sur deux expériences connues de psychologie comportementale.

1) Ce Japonais vous a rendu un petit service en vous indiquant le chemin à suivre. Il se sent valorisé et sera donc plus enclin à vous rendre un service plus grand (vous prendre en stop), surtout si vous lui demandez poliment « de vous avancer un peu ». On appelle ça « casser le script de refus ».

2) Il y a quelques années, des psychologues ont découvert un fait intéressant : lorsque quelqu’un fait la manche à une terrasse de restaurant, ce sont souvent les hommes attablés avec leur compagne qui donnent le plus. Pourquoi? Peut-être, tout simplement, parce que Monsieur veut se faire bien voir de sa copine en donnant généreusement la piécette ;)
Vous savez quoi? C’est pareil avec l’autostop: en aidant un gaijin en détresse, le Japonais montre qu’il est généreux et ouvert aux Occidentaux. En plus, ça met une bonne ambiance d’avoir un étranger dans sa voiture!

Et surtout, n’oubliez jamais : Quoi qu’il arrive, peu importe le temps que ça prendra, quelqu’un finira toujours par s’arrêter!

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Une réflexion sur “Autostop : techniques du désespoir (1)

  1. Pour nous les filles c’est plus facile. Rien qu’en revenant de onsens à pied on m’a proposé de me mener à la gare en voiture… et j’ai accepté parceque c’est le Japon.
    Sinon tu écris en gros et en Kanji ta destination avec un petit ^^.

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