Le Japon gratuit

Autostop au Japon, bons plans et hôtels pas chers (Kyôto, Tôkyô…) ainsi que les spots de camping, sauvage ou non.

Archives de la catégorie “Autostop au Japon”

Conseils avisés pour autostoppeurs débutants

La sémillante Anick-Marie Bouchard (avec qui j’animais le stand « Autostop » au dernier salon Partir Autrement) vient de publier 3  conseils simples pour débuter sur le glorieux chemin de l’autostop.

  1. Utiliser les ressources de la communauté des auto-stoppeurs : Des exemples de sites indispensables.
  2. Préparer son périple : Anick-Marie recommande notamment l’étude de trajet sur Google Maps.
  3. Être prêt-e à tout : « Si vous êtes mal à l’aise, mentionnez-le une première fois, mais [si le conducteur] s’en fout, donnez-lui l’ordre de s’arrêter et de vous laisser descendre, sans compromis. »

Retrouvez ces conseils en détails sur le site Globestoppeuse. Les commentaires laissés par les lecteurs sont également une mine d’informations.

Publicités

Autostop : S’habiller pour le froid

L’autostoppeuse québecoise Anick-Marie Bouchard partage sur son blog ses astuces pour ne pas geler au bord de la route.

Froid, le Japon? On pourrait en douter quand on a subi l’écrasante chaleur du Kansai au mois d’août. Pourtant, les voyageurs qui partent pendant la saison froide, ou veulent visiter l’île septentrionale de Hokkaidô, pourraient être surpris par le climat frais, voire rigoureux en hiver, qui règne dans certaines parties du Japon.

« Hokkaidō est connu pour ses étés frais et secs (ce qui attire de nombreux touristes) et ses hivers rigoureux. La température moyenne en août est d’environ 22 °C, tandis que celle de janvier varie entre -12 °C et -4 °C, en fonction de l’altitude et de la latitude. »

Source : Wikipédia

Sur son blog, Anick-Marie Bouchard révèle quelques ficelles pour l’autostop en hiver. Le tout sans se ruiner :

« Bien sûr, j’ai tout obtenu dans des boutiques d’occasion à moins de 20€… Ou dans les poubelles, eh oui ! »

  • Superposer les couches (absorbante/respirante, isolante, coupe-vent)
  • Utiliser un collant thermique et pantalon de toile épaisse
  • Ne pas négliger les extrémités (bonnet, gants…)
  • Choisir soigneusement le type de chaussure qu’on emporte
  • S’équiper de chaufferettes
  • Etc.

Anick-Marie aborde également le sujet de la visibilité quand la nuit tombe plus vite et que la visibilité est moindre…

« Un autre incontournable de l’auto-stop d’hiver et/ou de nuit est le feu de vélo type tortue ou grenouille. En gros, c’est une petite lampe à DEL à petit prix (1-5 € ou $) qui ne pèse presque rien mais peut vous rendre extrêmement visible. »

Lire aussi

Quand fleurissent les cerisiers au Japon? Région par région

6 raisons de faire du stop devant un konbini

Les konbini (コンビニ, pour Convenience Store) sont des petites supérettes ouvertes 24h/24.  Les conducteurs s’y arrêtent souvent pour faire une pause au cours d’un trajet.

Un konbini de la chaîne Lawson. Source : Wikipédia

Les konbini distribuent des produits de consommation courante (alimentation, boissons, presse, petite papeterie, produits ménagers, hygiène…). Ils proposent de très nombreux services : photocopie, bornes internet, envoi de fax, réservation de spectacles ou d’hôtels, relais de sociétés de vente par correspondance. On peut également y payer la plupart des factures : eau, gaz, électricité, téléphone, télévision. (Wikipédia)

Pour l’autostoppeur, le konbini a plusieurs avantages :

  1. Il y en a absolument partout, ce qui fait qu’en cas de camping sauvage urbain, vous aurez le petit déj’à proximité.
  2. Ils disposent quasiment tous d’un parking et de toilettes.
  3. On y trouve de l’eau chaude à volonté (pratique pour les râmen et le thé vert).
  4. Leurs enseignes lumineuses et colorées attirent l’attention sur votre personne.
  5. Les conducteurs en train d’acheter quelque chose à l’intérieur du konbini ont le temps de vous voir et de décider si, oui ou non, ils vont vous prendre en stop.
  6. Certains, apitoyés, vous offriront peut-être une canette de café au lait.

Différentes enseignes de konbini. Source: Softbank

Lire aussi

Techniques d’autostop au Japon

Ferry vers le Japon

P. 22 et 23 du Guide du Japon en Autostop :

Les réductions qui s’appliquent aux étudiants prenant le ferry sont bien de -10% (moins dix pour cent). Elles ne représentent pas 10% du prix original. La formulation pouvait prêter à confusion. (source)

C’aurait été trop beau! ;-)

Merci à Jean-Philippe pour son e-mail.

En réponse à :

voyage-autostop-japon-pas-cher

Autostop : techniques du désespoir (1)

Il arrive parfois que l’autostop se révèle plus compliqué que prévu, quel que soit l’endroit du Japon où vous vous trouviez. Et ce, malgré la facilité qu’ont les conducteurs nippons à s’arrêter d’habitude. Il y a des jours sans, c’est tout.

Alors, que faire? Voici le premier post d’une série présentant des « trucs d’urgence » à utiliser quand il semble que ce bon vieux kami de l’autostop a décidé de vous faire poireauter toute la journée (ou bien quand vous avez la flemme).

Technique 1 : Dans un lieu fréquenté

Vous êtes près d’une aire de repos, d’une station essence ou d’un restaurant, voire d’un konbini. Trouvez un conducteur à en train de faire le plein ou d’acheter à boire.

Ne lui faites pas peur. N’arrivez pas par derrière. Commencez votre phrase par « Ano… sumimasen… » (Euh… excusez-moi…) même si vous enchaînez en anglais ensuite.

Votre cible ne doit avoir l’air ni timide ni pressée. Ayez l’air désemparé. Demandez-lui votre position exacte sur la carte.  Remerciez abondamment. Puis expliquez que vous faites de l’autostop et que vous cherchez la direction  de votre prochaine destination.  Heureux d’avoir pu vous aider et voyant que vous n’êtes pas dangereux, peut-être désireux de se faire bien voir par les autres clients, votre nouvel ami acceptera peut-être de vous y conduire… ou, tout du moins, vous avancer à la prochaine aire de repos, où vous pourrez réutiliser cette technique.

Avantage : Vous démarchez directement le conducteur.

Inconvénient : On aura tôt fait de repérer votre petit manège si vous utilisez cette technique plus d’une fois par lieu.

Mettez-vous bien d’accord sur l’endroit où votre conducteur va vous déposer, sous peine de finir dans un coin plus paumé que celui où vous vous trouviez précédemment.

Cette technique se base sur deux expériences connues de psychologie comportementale.

1) Ce Japonais vous a rendu un petit service en vous indiquant le chemin à suivre. Il se sent valorisé et sera donc plus enclin à vous rendre un service plus grand (vous prendre en stop), surtout si vous lui demandez poliment « de vous avancer un peu ». On appelle ça « casser le script de refus ».

2) Il y a quelques années, des psychologues ont découvert un fait intéressant : lorsque quelqu’un fait la manche à une terrasse de restaurant, ce sont souvent les hommes attablés avec leur compagne qui donnent le plus. Pourquoi? Peut-être, tout simplement, parce que Monsieur veut se faire bien voir de sa copine en donnant généreusement la piécette ;)
Vous savez quoi? C’est pareil avec l’autostop: en aidant un gaijin en détresse, le Japonais montre qu’il est généreux et ouvert aux Occidentaux. En plus, ça met une bonne ambiance d’avoir un étranger dans sa voiture!

Et surtout, n’oubliez jamais : Quoi qu’il arrive, peu importe le temps que ça prendra, quelqu’un finira toujours par s’arrêter!

Autostop+Japon

« L’autostop au Japon, c’est possible! »

Voilà, en résumé, le message que je voulais faire passer avec ce blog et le guide qui va avec.

C’est possible, et c’est même de plus en plus facile.

Parce que les Japonais ne sont pas si fermés qu’on le pense de prime abord. Et que leurs Service Areas (SA) sont de véritables oasis pour l’autostoppeur: on peut y manger, y camper et négocier un lift avec des centaines de routiers… (d’ailleurs, les SA auront bientôt droit à une série de posts sur ce site.)

Service Area (autostop au Japon)

Les 2 parties d'une Service Area, vues d'avion.

Enfin, Internet nous donne la possibilité de partager nos expériences et de géolocaliser nos trajets et nos points de chute.

Bien sûr, il est toujours agréable de se laisser guider par les aléas du voyage, de se perdre au gré des petites routes côtières…

C’est ce qu’a fait Pascal Cardeilhac (blog), un autostoppeur qui a voyagé au fil des rencontres, du Cap Sôya (extrême nord) à Okinawa (tout au sud). Un voyage initiatique qui dévoile certaines facettes cachées du Japon (vous saviez comment on fabrique des tatami, vous?).

Sa série de reportages, Sur la route d’Okinawa (北海度から沖縄まで), est disponible en DVD (les commandes se font par email à surlaroutedokinawa@gmail.com ; également consultable à maison du Japon, Quai Branly, Paris XVe ).

Le plus fort, c’est que Pascal ne parle que quelques mots de japonais. Ce qui ne l’empêche pas de nouer des liens solides avec ceux qu’il croise sur son chemin.

Seul souci avec ce film : il donne envie de tout plaquer et de prendre le premier avion pour Tôkyô…

Navigation des articles

%d blogueurs aiment cette page :