Le Japon gratuit

Autostop au Japon, bons plans et hôtels pas chers (Kyôto, Tôkyô…) ainsi que les spots de camping, sauvage ou non.

Archives du tag “autostop”

Retrouvez-nous au festival Partir Autrement

Je serai ce week-end à Paris avec Anick-Marie Bouchard (auteure du blog Globe Stoppeuse) au Festival Partir Autrement. Retrouvez-nous sur notre stand « Stop! Rencontres intenses sur la route ».

Espace Reuilly

21 Rue Hénard, 75012 Paris

Métro Montgallet, Dugommier ou Daumesnil. RER Nation

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Séjour linguistique et études au Japon

Un séjour linguistique, quoi de mieux pour vivre le Japon au quotidien? Surtout pour les étudiants et les lycéens désireux de quitter les bancs de la fac ou du bahut…

Séjours courte durée

Pour des vacances studieuses…

Boa Lingua Cours de langue en petits groupes, programmes d’activités sportives, ludiques et culturelles. Périodes de moins de 3 mois, toute l’année. Tranches d’âges : 13-15 ans, 16-18 ans, + de 18 ans.

Experiment Pour travailler son japonais au sein d’une famille d’accueil pendant 1 à 4 semaines (parfois plus, à négocier). A partir de 16 ans.

Nacel International Des cours de langues dans de nombreux pays. 1600€ pour deux semaines. En revanche, leur site aurait besoin d’un correcteur : on y apprend que la capitale du Japon est Berlin et que la langue majoritaire y est l’allemand…

Espace Langue Tôkyô La célèbre école propose des séjours linguistiques et culturels à partir de 2403€.

On a testé pour vous… le séjour linguistique : Quand j’étais ado, je suis parti pendant trois semaines dans le Kansai avec un cours privé. C’est un bon plan pour ceux qui hésitent à se jeter dans le grand bain d’un voyage au Japon, car vous y êtes cadré du début à la fin…

C’est aussi l’inconvénient : veillez à bien vous renseigner sur le degré de liberté dont vous bénéficierez sur place, sous peine de passer vos soirées à jouer aux cartes dans un foyer d’étudiants. Et pas question d’annuler la visite collective au Pavillon d’Or pour aller admirer le lac Biwa avec cette charmante étudiante du groupe débutants-avancés… le programme, c’est le programme. Les plus âgés peuvent mal supporter le fait de revenir dans un milieu scolaire, d’autant qu’au Japon, on ne rigole pas avec la discipline et le respect des horaires.

Personnellement, en dehors de cet aspect, j’ai bien aimé ce premier contact avec la culture japonaise, surtout qu’une partie se déroulait, non pas en foyer, mais au sein d’une famille adorable (séquence d’anthologie quand mon camarade de chambre a mis la pâtée à l’aîné sur Super Mario). Bref, consultez des avis en ligne avant de vous décider!

Séjours longue durée

Devenez un vrai lycéen japonais! Ou, si vous êtes plus âgé, partez pour un programme d’un an dont vous reviendrez transformé… et surtout, bilingue.

Rotary Youth Exchange Un des programmes les plus connus, pour les lycéens qui souhaitent faire partie intégrante d’une famille étrangère.

Pie France Une année scolaire au Japon, pour 11 500€.

AFS Vivre sans frontières Séjours linguistiques de 12 à 18 ans. Des missions et des programmes différents sont également proposés aux plus de 18 ans.

Visa d’étudiant

Le site Japon’iz précise :

« Pour des séjours de plus trois mois et à condition de bénéficier de suffisamment d’heures de cours par semaine (généralement 20h cours/semaine), vous pourrez faire une demande de visa d’étudiant (renouvelable 2 ans) qui vous permettra ainsi de ne pas utiliser votre visa vacances-travail et également de travailler quelques heures pour financer vos cours. Pour obtenir ce visa, l’école devra vous fournir un « certificate of eligibility ». »

Le site propose également une sélection de liens :

  • Des organismes linguistiques spécialisés « Japon »
  • Organismes linguistiques généraux proposant des séjours au Japon

ESL

WEP

EurocentresFormalangues

Geolangues

HLI

Langtra

STS France

Langage.com

Language Course (gare à la vidéo publicitaire qui se charge automatiquement)

Certains de ces sites peuvent-ils être des arnaques?

Afin d’éviter toute mauvaise surprise, vous trouverez de nombreuses informations ainsi qu’une liste d’organismes agréés sur le site de l’Office national de garantie des séjours et stages linguistiques.

Photo : CC Flickr Aiesecgermany

6 raisons de faire du stop devant un konbini

Les konbini (コンビニ, pour Convenience Store) sont des petites supérettes ouvertes 24h/24.  Les conducteurs s’y arrêtent souvent pour faire une pause au cours d’un trajet.

Un konbini de la chaîne Lawson. Source : Wikipédia

Les konbini distribuent des produits de consommation courante (alimentation, boissons, presse, petite papeterie, produits ménagers, hygiène…). Ils proposent de très nombreux services : photocopie, bornes internet, envoi de fax, réservation de spectacles ou d’hôtels, relais de sociétés de vente par correspondance. On peut également y payer la plupart des factures : eau, gaz, électricité, téléphone, télévision. (Wikipédia)

Pour l’autostoppeur, le konbini a plusieurs avantages :

  1. Il y en a absolument partout, ce qui fait qu’en cas de camping sauvage urbain, vous aurez le petit déj’à proximité.
  2. Ils disposent quasiment tous d’un parking et de toilettes.
  3. On y trouve de l’eau chaude à volonté (pratique pour les râmen et le thé vert).
  4. Leurs enseignes lumineuses et colorées attirent l’attention sur votre personne.
  5. Les conducteurs en train d’acheter quelque chose à l’intérieur du konbini ont le temps de vous voir et de décider si, oui ou non, ils vont vous prendre en stop.
  6. Certains, apitoyés, vous offriront peut-être une canette de café au lait.

Différentes enseignes de konbini. Source: Softbank

Lire aussi

Techniques d’autostop au Japon

De Paris au Japon par le Transsibérien (train et bateau)

Il est possible de se rendre au Japon en train puis en ferry plutôt qu’en avion. Une solution plus aventureuse, mais aussi plus longue et plus chère.

Aucun tunnel ne relie le Japon au continent. Êtes-vous prêt-e à braver le froid, les retards et l’humeur des policiers russes?

Si oui, embarquement immédiat à bord d’un train au nom évocateur, le légendaire Transsibérien! Ledit train part de Moscou et relie Vladivostok ou Beijing au terme d’un voyage de 9 288 kilomètres (durée : environ une semaine)

De là, vous prendrez un ferry pour le Japon.

Paris – Moscou

Prenez la ligne directe de Paris à Moscou.

Durée du voyage : environ 2 jours (arrêt à Berlin).

Prix : 300 euros avec couchette.

Pour avoir des billets de train pas cher, attendez les promotions… sinon, vous pouvez aussi rejoindre Moscou en autostop.

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Moscou – Vladivostok

Une fois à Moscou, prenez le Transsibérien jusqu’à Vladivostok (7 jours de voyage).

Ces dernières années, les tarifs du Transsibérien ont augmenté, si bien que l’avion demeure encore le moyen de transport le plus économique.

Achetez vos billets de train sur place, à Moscou. C’est bien moins cher qu’en agence.

Préférez voyager en dehors des périodes de pointe (l’été) et en troisième classe (platskartny) plutôt qu’en seconde (kupe).

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Détail du voyage jusqu'à Vladivostok. Source : Séjour au Japon

Vladivostok – Japon

Une fois arrivé à Valdivostok, prenez le ferry.

Durée : 2 jours

Trajet : Vladivostok, Donghae (Corée du sud). Arrivée : Sakaiminato (Japon)

L’Eastern Dream (nom du ferry) voyage de Vladivostok chaque mercredi à 15h, arrive à Donghae à 12h le jeudi et à Sakaiminato à 9h le vendredi.

(…) Le prix le moins cher de Vladivostok au japon est de 235$ pour un aller simple ou 435$ l’aller retour. Le prix est valable seulement pour la classe économique.

En résumé :

  • Train de Paris à Moscou – 2 jours – 300 euros (couchette simple incluse)
  • Transsibérien jusqu’a Vladivostok – 7 jours – Plus de 400 euros
  • Ferry jusqu’au Japon – 2 jours – 235$ (aller simple sans option)

Remarque: Les prix sont juste des estimations

Source : Séjours au Japon

Dans tous les cas, il faut réserver son billet de ferry à l’avance pour être sûr d’avoir une place. Attention aux conditions climatiques qui peuvent modifier les horaires maritimes.

Autres trajets

Il existe aussi le Transmongolien et le Transmandchourien, qui relient des ports moins chers.

Lien utile

La liste des ferries pour le Japon au départ du continent (prix, durée, compagnies)

Le Japan Rail Pass, sésame des voyageurs en train

Aussi appelé JR Pass, cette carte vous  permet d’effectuer des trajets illimités sur les lignes du réseau JR (dont certains métros), ainsi qu’ à bord des bus et ferries affiliés.

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Pour ceux qui préfèrent voyager en train (je sais, chers lecteurs, qu’il n’y a pas que des pouceux parmi vous), cette carte de transports peut vous permettre de faire beaucoup d’économies, à condition de remplir certaines conditions.

  • Le JR Pass est uniquement disponible aux touristes et doit être acheté en dehors du Japon. En France, il n’est vendu qu’à Paris, dans les agence de voyage de la rue Sainte-Anne (métro Pyramides).
  • Vous recevrez un coupon à échanger contre le JR Pass à l’aéroport de Tôkyô Narita, à l’aéroport du Kansai, ainsi que dans de nombreuses gares du réseau JR.
  • Le JR Pass 7 jours est quasiment rentabilisé après un aller-retour en Shinkansen, 2e classe, entre Tôkyô et Kyôto (à quelques centaines de Yens près).
  • Vous ne pouvez pas l’utiliser sur les trains super-express Nozomi.
  • Contrairement à ce qui est indiqué dans le guide, le JR Pass, est utilisable n’importe quand et n’est pas limité aux vacances scolaires japonaises. Toutes mes excuses pour cette « coquille ».

Prix du JR Pass

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Source : Office de tourisme du Japon (tourisme-japon.fr), 01/2012

  • Le prix du JR Pass est fixé au Japon, donc en yens. Son prix en euros dépend du cours du change. A Paris, l’achat du JR Pass se fait en euros, vous le payerez donc moins cher si le taux est favorable. Convertisseur Yen / Euro
  • Les enfants de 6 à 11 ans inclus paient demi-tarif.
  • Le JR Pass est gratuit pour les moins de 6 ans.

Bon plan

Pour l’achat d’un JR Pass, Japan Rail offre une réduction d’environ 10% dans les hôtels du groupe JR. Présentez votre JR Pass à la réception le jour de votre arrivée.

JR Pass régional

Le JR Pass régional est moins cher mais limité à une certaine zone :

  • HOKKAIDÔ RAIL PASS pour l’île d’Hokkaidô,
  • EAST PASS au départ de Tôkyô pour la région nord-est du Japon, excepté Hokkaidô,
  • WEST RAIL PASS pour la région ouest du Japon au départ de l’aéroport international du Kansai,
  • KYÛSHÛ RAIL PASS valable sur l’île de Kyûshû.

Source et prix des JR Pass régionaux sur le site du JR Pass en français.

Autostop : techniques du désespoir (1)

Il arrive parfois que l’autostop se révèle plus compliqué que prévu, quel que soit l’endroit du Japon où vous vous trouviez. Et ce, malgré la facilité qu’ont les conducteurs nippons à s’arrêter d’habitude. Il y a des jours sans, c’est tout.

Alors, que faire? Voici le premier post d’une série présentant des « trucs d’urgence » à utiliser quand il semble que ce bon vieux kami de l’autostop a décidé de vous faire poireauter toute la journée (ou bien quand vous avez la flemme).

Technique 1 : Dans un lieu fréquenté

Vous êtes près d’une aire de repos, d’une station essence ou d’un restaurant, voire d’un konbini. Trouvez un conducteur à en train de faire le plein ou d’acheter à boire.

Ne lui faites pas peur. N’arrivez pas par derrière. Commencez votre phrase par « Ano… sumimasen… » (Euh… excusez-moi…) même si vous enchaînez en anglais ensuite.

Votre cible ne doit avoir l’air ni timide ni pressée. Ayez l’air désemparé. Demandez-lui votre position exacte sur la carte.  Remerciez abondamment. Puis expliquez que vous faites de l’autostop et que vous cherchez la direction  de votre prochaine destination.  Heureux d’avoir pu vous aider et voyant que vous n’êtes pas dangereux, peut-être désireux de se faire bien voir par les autres clients, votre nouvel ami acceptera peut-être de vous y conduire… ou, tout du moins, vous avancer à la prochaine aire de repos, où vous pourrez réutiliser cette technique.

Avantage : Vous démarchez directement le conducteur.

Inconvénient : On aura tôt fait de repérer votre petit manège si vous utilisez cette technique plus d’une fois par lieu.

Mettez-vous bien d’accord sur l’endroit où votre conducteur va vous déposer, sous peine de finir dans un coin plus paumé que celui où vous vous trouviez précédemment.

Cette technique se base sur deux expériences connues de psychologie comportementale.

1) Ce Japonais vous a rendu un petit service en vous indiquant le chemin à suivre. Il se sent valorisé et sera donc plus enclin à vous rendre un service plus grand (vous prendre en stop), surtout si vous lui demandez poliment « de vous avancer un peu ». On appelle ça « casser le script de refus ».

2) Il y a quelques années, des psychologues ont découvert un fait intéressant : lorsque quelqu’un fait la manche à une terrasse de restaurant, ce sont souvent les hommes attablés avec leur compagne qui donnent le plus. Pourquoi? Peut-être, tout simplement, parce que Monsieur veut se faire bien voir de sa copine en donnant généreusement la piécette ;)
Vous savez quoi? C’est pareil avec l’autostop: en aidant un gaijin en détresse, le Japonais montre qu’il est généreux et ouvert aux Occidentaux. En plus, ça met une bonne ambiance d’avoir un étranger dans sa voiture!

Et surtout, n’oubliez jamais : Quoi qu’il arrive, peu importe le temps que ça prendra, quelqu’un finira toujours par s’arrêter!

Deux mois après, le nouveau visage du Tôhoku

La situation à Fukushima est toujours instable, alors que nord-est du Japon commence à se relever de la catastrophe.

« Du bricolage ». C’est ainsi que Roland Desbordes, président de la Criirad, qualifie le dispositif mis en place par Tepco à Fukushima. Contacté par Le Japon Gratuit, il évoque ses doutes face à la tentative de refroidir les réacteurs à l’aide de camions-citernes et de systèmes provisoires, très précaires et générant de grandes quantités d’eau radioactive. (AFP)

L’opérateur espère mettre en place un nouveau système de refroidissement d’ici trois semaines à un mois, selon les médias locaux cités par l’AFP. Objectif : stabiliser la situation sur le site d’ici à janvier 2012.

Les touristes n’attendront pas

De quoi embarrasser le gouvernement japonais, qui souhaite relancer le tourisme dans la région le plus vite possible. Le premier ministre Naoto Kan projette ainsi que de rendre la Tôhoku expressway gratuite. Bien connue des autostoppeurs, celle-ci relie Aomori à Tôkyô, du nord au sud. Rouverte peu après le séisme, elle passe à 30 km de la zone d’exclusion de Fukushima et à 50 km de la centrale.

Pour Roland Desbordes, il n’y a pas de danger à circuler sur cette route, mais faire du tourisme dans le Tôhoku reste prématuré. Qui sait si les réacteurs, en situation toujours instable, ne vont pas connaître un nouveau problème ? « En cas de pépin, estime-t-il, la zone de danger serait de 20 à 150 km autour de la centrale. »

De son côté, le ministère des affaires étrangères français est catégorique : la région du Tôhoku est formellement déconseillée, plus précisément les préfectures de Miyagi, Ibaraki, Tochigi et Fukushima, touchées par la pollution radioactive. Soit une zone qui s’étend des limites de Tôkyô jusqu’à Sendai.

Et sinon, qu’est-ce qu’on mange?

Côté nourriture, un risque plane sur les denrées alimentaires provenant de la zone touchée par les retombées radioactives. Notamment les poissons, algues et crustacés qui ont subi les rejets d’eau contaminée dans l’océan. Certes, la pêche est interdite au large de Fukushima, mais les poissons se rient des frontières (un peu comme les nuages radioactifs). Portés par les courants qui longent la côte vers le sud, rien ne dit que vous ne les retrouverez pas dans votre assiette de sushi à Tôkyô.

En ce qui concerne les produits de la terre, même si « les Japonais ont renforcé leurs normes », il restent « avares de chiffres », déplore Roland Desbordes.

La Criirad devait se rendre au Japon « fin mai, début juin » pour pallier le manque de relevés indépendants dans la région de Fukushima. D’autres ONG comme Greenpeace tentent de faire de même mais se heurtent à l’interdiction de pénétrer dans la zone d’exclusion de 20 km.

Et nous, autostoppeurs, on fait quoi?

D’ici là, nous ne pouvons que conseiller aux backpackeurs qui seraient tentés par une virée nipponne de délaisser la mythique Tôhoku expressway et de lui préférer les petites routes de l’ouest de Honshû. L’occasion de découvrir la péninsule d’Oga. Ou, mieux, de filer vers le sud pour se réfugier peinard au Kansai.

Au moins, vous aurez une chance de ne pas y pêcher un poisson à trois yeux.

Autostop+Japon

« L’autostop au Japon, c’est possible! »

Voilà, en résumé, le message que je voulais faire passer avec ce blog et le guide qui va avec.

C’est possible, et c’est même de plus en plus facile.

Parce que les Japonais ne sont pas si fermés qu’on le pense de prime abord. Et que leurs Service Areas (SA) sont de véritables oasis pour l’autostoppeur: on peut y manger, y camper et négocier un lift avec des centaines de routiers… (d’ailleurs, les SA auront bientôt droit à une série de posts sur ce site.)

Service Area (autostop au Japon)

Les 2 parties d'une Service Area, vues d'avion.

Enfin, Internet nous donne la possibilité de partager nos expériences et de géolocaliser nos trajets et nos points de chute.

Bien sûr, il est toujours agréable de se laisser guider par les aléas du voyage, de se perdre au gré des petites routes côtières…

C’est ce qu’a fait Pascal Cardeilhac (blog), un autostoppeur qui a voyagé au fil des rencontres, du Cap Sôya (extrême nord) à Okinawa (tout au sud). Un voyage initiatique qui dévoile certaines facettes cachées du Japon (vous saviez comment on fabrique des tatami, vous?).

Sa série de reportages, Sur la route d’Okinawa (北海度から沖縄まで), est disponible en DVD (les commandes se font par email à surlaroutedokinawa@gmail.com ; également consultable à maison du Japon, Quai Branly, Paris XVe ).

Le plus fort, c’est que Pascal ne parle que quelques mots de japonais. Ce qui ne l’empêche pas de nouer des liens solides avec ceux qu’il croise sur son chemin.

Seul souci avec ce film : il donne envie de tout plaquer et de prendre le premier avion pour Tôkyô…

Bains publics, onsen, comment ça marche?

Les bains publics japonais sont une bénédiction pour les voyageurs. C’est l’endroit où on peut poser son sac (s’il n’est pas trop gros) et se prélasser pendant un temps infini, tout en se demandant si sa prochaine activité sera de tester le sauna ou se raser. Comble de la béatitude, dans un pays où les thermes ont été élevés au rang de culture nationale, on trouve des bains dans quasiment toutes les villes importantes. Et vous savez quoi? Ils ne sont pas chers.

Différence entre sentô et onsen

On distingue deux types de bains publics : les sentô et les onsen. Ils se ressemblent, à la différence que les onsen sont des sources chaudes naturelles. Ils sont donc plus chers, tandis que les sentô, très fonctionnels, coûtent environ 400¥.

Certains onsen sont situés en pleine nature et sont par conséquent gratuits. Ce sont des endroits dont l’emplacement est jalousement gardé, même si Le guide de l’autostop au Japon en dévoile quelques uns, ainsi que la manière de les localiser. Quant à ce site en anglais, il recense de nombreux onsen gratuits classés par régions.

Le principe est simple : imaginez une sorte de gigantesque salle de bain de luxe où les baignoires seraient autant de piscines (Gwenn préfère parler de Temples de la Propreté). Les japonais viennent s’y baigner entre amis, tous entièrement nus, dans une eau tellement chaude que le gaijin de base aura toutes les peines du monde à y rentrer le gros orteil. Hommes et femmes se baignent dans deux pièces différentes, même s’il reste encore quelques onsen mixtes.

Chaque établissement propose différents types de bains : eau chaude classique, piscine glacée, bain aux herbes, bain en extérieur… Le type de bain est indiqué par un panneau… en japonais.

N’hésitez pas à demander conseil à vos voisins. Sous peine de vous retrouver par erreur dans le « denkiburo » (電気風呂), ou « bain électrique », très prisé des nippons et qui délivre une faible décharge à intervalles réguliers.

Vous pouvez aussi consulter le guide qui propose un lexique franco-japonais des bains publics.

Les bains sont un endroit incontournable pour l’autostoppeur. Déjà, car ils lui permettent de se décrasser (et parfois même d’utiliser une machine à laver). Ensuite car un occidental ne passe jamais inaperçu dans les bains. Il est très facile d’y lier conversation et, rapidement, vous trouverez un groupe de japonais avec qui discuter. Parmi eux s’en trouvera forcément un qui acceptera de vous prendre en stop jusqu’à votre prochaine destination!

Les bonnes manières

Pas question de débouler dans le onsen et de plonger en faisant la bombe! Si vous ne voulez pas avoir l’air d’un barbare, voici quelques règles à respecter.

1) Enlevez vos chaussures en entrant. Puis dirigez-vous vers le guichet pour payer. La plupart des maison de bains vendent des serviettes, si vous n’avez pas la vôtre.

2) Dirigez-vous vers votre vestiaire : 男 « otoko » pour les hommes, 女 « onna » pour les femme. Déshabillez-vous entièrement (vous pouvez utiliser la serviette comme cache-sexe).

3) Attention : si tout le monde se baigne ensemble, c’est à la condition d’être propre comme un sou neuf! N’entrez jamais dans un bain sans vous être soigneusement lavé à l’aide des douchettes accrochées au mur.

4) Séchez-vous après vous être douché : il n’est pas permis d’entrer dans un bain en étant sale ou avec des traces de savon sur le corps.

Voilà… ce n’est pas si compliqué, pas vrai? Pour le reste (ne pas faire de bruit, ne pas courir…) c’est une question de politesse. En cas de doute, regardez comment font les japonais. Cette petite BD, dessinée spécialement pour Le guide de l’autostop au Japon (finalement non incluse) illustre avec humour l’étiquette du onsen.

Bonus : mes 4 grands souvenirs d’onsen

1) Ôsaka. J’ai 17 ans et j’entre pour la première fois dans un onsen. On imagine comme ça peut être gênant pour un ado timide de se retrouver à walpé au milieu de dizaines de gens! Depuis, j’adore faire découvrir les bains à mes potes gaijin et savourer leur expression désorientée.

2) Unzen (Kyûshû). Petit bain du soir. Soudain, une forme indistincte émerge des brumes soufrées : c’est un vieux monsieur bedonnant, visiblement bourré à la Kirin. « Vous… z’êtes Français? France! Sarkozy! Sarkozy va leur mettre la pâtée, aux Chinois, vous allez voir! » Puis le papy s’éloigne dans les ruelles en lâchant un dernier « Sarkozy number one! » Flippant.

3) Fuji Hakone (Honshû). Bain brûlant en extérieur alors que le typhon s’approche. La pluie tombe à grosses gouttes sur l’eau fumante… le pied.

4) Beppu (Kyûshû). Gwenn et moi crapahutons deux heures dans la montagne pour finalement trouver LA perle rare : un onsen caché, creusé au milieu de la forêt. Presto, on se désape, plonge et on patauge façon retour à la nature… quand, soudain, un groupe de touristes débarque en minivan. (Et, bien sûr, contrairement à nous, ils étaient tous en maillot de bain.)

Lire aussi

Le célèbre « onsen radioactif » de Misasa

La gare de Kyôto

La gare de Kyôto (京都駅) est une zone non dépourvue d’attraits pour l’autostoppeur qui débarque dans l’ancienne capitale japonaise. Ça tombe bien, car on y accède facilement depuis la Meishin expressway ; il y a donc de grandes chances pour que votre lift vous y dépose directement. Visite guidée.

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La gare : des restos, des boutiques de fringues, des hôtels... on y trouve même des trains. 240.000 voyageurs s'y croisent chaque jour.


  • Un bâtiment futuriste où se trouve l’office de tourisme (2e niveau, 8h30-19h, 7j/7). Vous y trouverez des réductions sur les transports et des brochures qui expliquent la façon la plus rapide de se rendre aux principaux monuments.


  • Le musée Osamu Tezuka consacré au père d’Astro Boy. Entrée : 400Y pour les adultes, 200Y pour les enfants, 0Y si vous parvenez à vous faire passer pour une statue géante de Princesse Saphir.

L’ancien design de la gare, moins funky.

  • Internet gratuit pendant 1/2h au Kyôto Campus Plaza (キャプンパスプラザ京都). (8h30-21h30, fermé le lundi ) Prenez la sortie nord, le bâtiment est à l’ouest de la Poste. Il se trouve entre l’avenue Shiokoji et les lignes de chemin de fer. On dirait un hôtel. L’ambiance est calme, studieuse. Il y a un autre cybercafé non loin de la Tour de Kyôto, mais il est payant (et il faut montrer son passeport). Voir la carte GoogleMaps
  • Un 100Y Shop et une librairie, dans la Tour de Kyôto (l’espèce de Tour Eiffel miniature à la sortie nord).

Carnet de voyage

Jeudi 9 octobre 2008 Nous sommes arrivés a Kyôto au terme de trois lifts sous le soleil des Alpes japonaises.

Etrange de cotoyer la foule à nouveau, surtout que l’endroit est bourré d’Allemands et d’Américains… on n’avait plus l’habitude de voir d’autres gaijin.

Coup de bol, nous trouvons dans les vieux quartiers, à l’ouest de la gare, un tout petit établissement de bains publics, rempli de personnes âgées qui semblent toutes se connaître. L’occasion de se décrasser un peu, dans un cadre familial, au coeur de la vie nocturne des Japonais. Heureusement qu’il faisait nuit : on a pu cacher les sacs à dos dans une venelle…

Après ca, les malheurs se sont succédé. Pour commencer, votre serviteur a perdu un des éléments les plus indispensables de la tente: le tapis de sol. Oui, cet inestimable centimètre de mousse qui nous sépare de l’humidité et du froid… on a ratissé tout le quartier à la lampe de poche, en vain.

La 2e mauvaise surprise a debarqué a 4h du matin sous la forme de deux policiers, étonnés de trouver un couple de campeurs dormant au milieu d’un jardin public (oui, il était tard, on n’a pas trouvé mieux).

– Qu’est-ce que vous faites là?

– On cherchait notre hôtel et on s’est perdu… (ouuuh le gros mensonge)

– Excusez-nous, vous devez partir. Si vous voulez, on va vous conduire dans un autre parc (!!!) Mais là, vous êtes visibles depuis les immeubles, et ca inquiète les gens de voir une tente au milieu des bacs à sable.

Du coup, nous qui voulions lever le camp à 6h pour ne déranger personne, ça nous la coupe un peu. Alors on remballe, et on attend le premier bus pour aller visiter les temples. Au moins, à cette heure-ci, on est sûr qu’il n’y aura pas foule, ce qui est plutôt pas mal quand on veut apprécier un jardin zen. Voir le parc sur la carte.

Lire aussi

Mise à jour du guide – Le Funaoka Onsen, à Kyôto


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