Le Japon gratuit

Autostop au Japon, bons plans et hôtels pas chers (Kyôto, Tôkyô…) ainsi que les spots de camping, sauvage ou non.

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Le bon matériel pour partir au Japon

Vous avez décidé de voyager au Japon façon « routard », en faisant de l’autostop ou du camping sauvage ? Voici ce dont vous aurez besoin.

La tente de deux confrères… on ne les connaît pas mais on espère que la nuit a été bonne !

L’abri

Nous avons choisi une tente de type « igloo », autoportante (85€).

Donc pas besoin de planter de sardines pour tendre la toile. Pratique lorsqu’on est obligé de bivouaquer sur un parking.

Oubliez les tentes qui se montent automatiquement, elles sont intransportable.

Les adeptes de randonnée ultra-légère préféreront des micro-tentes, des poncho tarp… voire pas de tente du tout, juste le duvet et le tapis de sol !

Cette dernière solution vous permet de dormir n’importe où, à condition de trouver un toit pour vous abriter de la pluie…

C’est la solution d’André Brugiroux, célèbre auto-stoppeur autour du monde, qui confie qu’un « gaijin » qui dort dehors éveille la curiosité… curiosité qui peut mener à une invitation à dormir chez l’habitant !

Le sac de couchage

Il doit vous procurer chaleur et confort jusqu’à zéro degré, à moins de partir en juillet-août et hors Hokkaidô.

Un pull roulé en boule dans la housse servira d’oreiller (à partir de 55 €).

Le tapis de sol

Il va de pair avec le sac de couchage.

En effet, ce dernier ne sert à rien s’il n’est pas isolé du froid et de l’humidité du sol.

Choisissez un matelas mousse léger qu’on peut enrouler (à partir de 5 €).

La lampe de poche

A manivelle, elle est plus économique qu’une frontale à piles, mais aussi plus encombrante (à partir de 6 €).

Aujourd’hui, j’opte plutôt pour une frontale à piles rechargeables.

Le sac à dos

Il y a peu d’escalators dans les gares japonaises.

Un bon vieux sac reste donc ce qui se fait de mieux en terme de mobilité (70 €).

Vérifiez que celui-ci est équipé d’une housse imperméable (au besoin, un sac-poubelle fera l’affaire).

Réglez-le de façon à ce que les bretelles ne touchent pas le haut des épaules.

Les objets importants (carte, appareil photo, mais surtout SAC DE COUCHAGE…) doivent être emballés dans des sacs en plastique individuels.

Les brosses

Une brosse à dents pour la vaisselle, une autre pour vos quenottes.

Évitez de les confondre !

Les bouchons d’oreilles

Salvateurs dans les hôtels mal insonorisés et quand on campe sous un pont.

La boussole

Indispensable en cas de longues balades dans les villes, surtout si on n’a pas assez d’argent pour se payer un ticket de métro.

Vous en trouverez dans certains grands 100 ¥ Shops, mais les meilleures sont vendues dan les magasins de campings (10 €).

N’oubliez pas que certains plans de villes figurant sur les mobiliers urbains ne sont pas orientés vers le nord, mais dans le sens de votre regard, droit devant vous.

Encore plus économique : laissez tomber la boussole et demandez votre chemin pour faire des rencontres avec les habitants !

Les cartes

Pour l’auto-stop, procurez-vous sur place le livre Shobunsha’s Road Atlas.

Bilingue, on le trouve dans toutes les librairies japonaises, au rayon des cartes routières (30 €).

Coûte environ 23$ d’occasion sur Internet.

Vêtements pour partir au Japon

Si vous partez en été, prenez des vêtements légers, car les journées sont chaudes et très humides.

En dehors de cette saison, et si vous prévoyez d’aller à Hokkaidô ou en haute montagne, investissez dans un bon pull (en laine, pure si possible, il reste chaud même mouillé) et un bonnet (pour ne pas perdre de chaleur par la tête).

Un caleçon long en fibre polaire rend plus supportables les longues séances d’auto-stop.

Ne vous chargez pas trop, car vous trouverez des laveries dans quasiment toutes les villes.

Astuces !

  • Il est bien sûr moins cher d’acheter le matériel en solde avant votre départ, plutôt que dans un magasin spécialisé sur place.
  • Freecycle.org et Donnons.org sont des réseaux d’échange regroupant des personnes souhaitant se débarrasser d’objets dont elles n’ont plus l’usage. Vous y trouverez tout, du lit à baldaquin au lecteur DVD, en passant par… le matériel de camping. Tout ceci est bien entendu totalement gratuit et fonctionne grâce à la bonne volonté des participants.
  • Les Français pourront se rendre dans les dépôts d’objets d’Emmaüs pour trouver du matériel de camping (gamelles, gourdes…) et des vêtements à un prix défiant toute concurrence.

japon autostop

Le réchaud

Si vous dormez dehors, faites l’acquisition d’un réchaud portatif, mais pas de cartouches de gaz : elles sont interdites en avion, et vous en trouverez des recharges compatibles sur place (5 € – 8 €).

Comme toutes les consignes de sécurité seront inscrites en japonais, prenez la précaution d’en prendre connaissance en français avant votre départ.

Avant de partir, confiez la cartouche au personnel de l’aéroport ou à une boutique de camping.

En faisant cuire un repas de pâtes un soir sur deux, nous avons utilisé une seule cartouche par mois.

Le savon

On en trouve dans quasiment tous les bains publics et, bien entendu, dans la plupart des hôtels.

Avec un savon de Marseille artisanal et sans additif ou un savon d’Alep, on peut se laver le corps, les cheveux, les vêtements, et même la vaisselle pendant plusieurs semaines (certains vieux briscards le recommandent pour les accouchements en pleine jungle, les accès de fièvre jaune et, dilué dans un peu d’huile de moteur, pour les opérations à coeur ouvert). Se laver dans l’eau de mer nécessite un savon spécifique, vendu dans les magasins de sport.

Livres

Bouquiner sous la tente après une journée de marche est un plaisir précieux. Mais un livre, ça pèse.

Choisissez un livre de poche bon marché, écrit serré et que vous pourrez revendre à un bouquiniste (la chaîne BOOK OFF rachète les livres étrangers).

Découpez les pages des guides qui ne concernent pas votre itinéraire, cela allégera leur poids.

C’est peut-être aussi l’occasion d’investir dans une liseuse, robuste et légère.

Côté dictionnaires de japonais, ma préférence va au Petit Fujy Diko. Il est cher mais complet et super-compacte.

Si vous connaissez une application pour smartphone proposant un bon dictionnaire de japonais doublé d’une reconnaissance de kanji, peut-être ce programme sera-t-il plus efficace et moins cher… à condition d’avoir de la batterie ;)

Et vous ? Quel est THE objet sans lequel vous ne partiriez pas au Japon ?

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La gare de Kyôto

La gare de Kyôto (京都駅) est une zone non dépourvue d’attraits pour l’autostoppeur qui débarque dans l’ancienne capitale japonaise. Ça tombe bien, car on y accède facilement depuis la Meishin expressway ; il y a donc de grandes chances pour que votre lift vous y dépose directement. Visite guidée.

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La gare : des restos, des boutiques de fringues, des hôtels... on y trouve même des trains. 240.000 voyageurs s'y croisent chaque jour.


  • Un bâtiment futuriste où se trouve l’office de tourisme (2e niveau, 8h30-19h, 7j/7). Vous y trouverez des réductions sur les transports et des brochures qui expliquent la façon la plus rapide de se rendre aux principaux monuments.


  • Le musée Osamu Tezuka consacré au père d’Astro Boy. Entrée : 400Y pour les adultes, 200Y pour les enfants, 0Y si vous parvenez à vous faire passer pour une statue géante de Princesse Saphir.

L’ancien design de la gare, moins funky.

  • Internet gratuit pendant 1/2h au Kyôto Campus Plaza (キャプンパスプラザ京都). (8h30-21h30, fermé le lundi ) Prenez la sortie nord, le bâtiment est à l’ouest de la Poste. Il se trouve entre l’avenue Shiokoji et les lignes de chemin de fer. On dirait un hôtel. L’ambiance est calme, studieuse. Il y a un autre cybercafé non loin de la Tour de Kyôto, mais il est payant (et il faut montrer son passeport). Voir la carte GoogleMaps
  • Un 100Y Shop et une librairie, dans la Tour de Kyôto (l’espèce de Tour Eiffel miniature à la sortie nord).

Carnet de voyage

Jeudi 9 octobre 2008 Nous sommes arrivés a Kyôto au terme de trois lifts sous le soleil des Alpes japonaises.

Etrange de cotoyer la foule à nouveau, surtout que l’endroit est bourré d’Allemands et d’Américains… on n’avait plus l’habitude de voir d’autres gaijin.

Coup de bol, nous trouvons dans les vieux quartiers, à l’ouest de la gare, un tout petit établissement de bains publics, rempli de personnes âgées qui semblent toutes se connaître. L’occasion de se décrasser un peu, dans un cadre familial, au coeur de la vie nocturne des Japonais. Heureusement qu’il faisait nuit : on a pu cacher les sacs à dos dans une venelle…

Après ca, les malheurs se sont succédé. Pour commencer, votre serviteur a perdu un des éléments les plus indispensables de la tente: le tapis de sol. Oui, cet inestimable centimètre de mousse qui nous sépare de l’humidité et du froid… on a ratissé tout le quartier à la lampe de poche, en vain.

La 2e mauvaise surprise a debarqué a 4h du matin sous la forme de deux policiers, étonnés de trouver un couple de campeurs dormant au milieu d’un jardin public (oui, il était tard, on n’a pas trouvé mieux).

– Qu’est-ce que vous faites là?

– On cherchait notre hôtel et on s’est perdu… (ouuuh le gros mensonge)

– Excusez-nous, vous devez partir. Si vous voulez, on va vous conduire dans un autre parc (!!!) Mais là, vous êtes visibles depuis les immeubles, et ca inquiète les gens de voir une tente au milieu des bacs à sable.

Du coup, nous qui voulions lever le camp à 6h pour ne déranger personne, ça nous la coupe un peu. Alors on remballe, et on attend le premier bus pour aller visiter les temples. Au moins, à cette heure-ci, on est sûr qu’il n’y aura pas foule, ce qui est plutôt pas mal quand on veut apprécier un jardin zen. Voir le parc sur la carte.

Lire aussi

Mise à jour du guide – Le Funaoka Onsen, à Kyôto


Le camping sauvage au Japon (1)

L’hôtel au Japon, ça coûte un bras. Pour le prix d’une chambre à 3000¥ (27€), pensez à tout ce que vous pourriez avoir  !

– 1 soirée au karaoke entre amis,

– 3 jours de tourisme à Kyôto en bicyclette,

– 23 trajets en métro,

– 28 boîtes à bentô qui coûteraient une fortune en France…

Le camping sauvage s’annonce donc comme LA solution la plus économique, l’occasion aussi de faire des rencontres inoubliables avec les habitants du coin. De plus, vous serez réveillé de bonne heure par le soleil et serez immédiatement disponible pour partir à l’aventure, sans être tenté de faire la grasse matinée ou de glander sur l’ordinateur de l’auberge de jeunesse.

N’importe quel terrain plat et abrité fera l’affaire, mais tous les spots de camping ne se valent pas.

– Si vous êtes en ville :

Préférez les zones peu  urbanisées, en banlieue, quitte à prendre le train ou le bus pour quelques stations. Descendez à la première station où vous verrez un bout de campagne. Le mot d’ordre est : discrétion. Arrivez tard. Repartez tôt. Ne dérangez personne. Le mieux est encore de repérer les lieux dans la journée, avant les visites, quand on est encore assez frais.

Choisissez une tente autoportante, qui peut au besoin être posée sans piquets. L’idéal pour camper sur du béton.

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Les endroits à éviter


La montagne, les endroits en hauteur – Une plaie pour trouver un peu de terrain plat.

Les abords des rails – Pour le bruit des trains.

Autour des avenues – C’est du côté des petites venelles que vous aurez le plus de chances de trouver un carré d’herbe à l’abandon.

Le centre-ville en général – Le moindre centimètre carré de terrain est réquisitionné par de méchants immeubles.

Jean-Romuald au parc Yoyogi, 2 minutes avant de se faire embarquer par les honorables policiers-san de Tôkyô.

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Les meilleurs coins


Les parkings – Excellents  car plats et généralement situés près des toilettes publiques. Mauvais point : pris d’assaut dès 7h par les travailleurs du matin. Attention à ne pas gêner le passage!

Les rivières – Sans doute le meilleur plan pour camper en ville! Les rivières sont souvent bordées de promenades dégagées, surplombées de ponts qui vous protégeront des averses et des indiscrets. De plus, elles sont clairement indiquées sur les plans des villes.

Les parcs – Le problème, avec les jardins publics, c’est qu’ils sont fréquentés par des promeneurs qui peuvent vous cafter à la police. Si jamais les forces de l’ordre viennent vous sortir de la tente, dites gentiment que vous n’avez pas trouvé votre hôtel la veille (« moi étranger barbare, moi perdu dans immense ville japonaise ») mais que puisque les gentils policiers sont venus vous aider, s’ils pouvaient vous indiquer le chemin de la gare d’où vous repartirez dès la première heure, promis, juré, merci beaucoup.

Les bords de mer – Un panorama sans pareil. Attention au sable dans les chaussures et à la marée montante.

Les terrains vagues – Maisons en ruines et parkings à vélo pullulent près des autoroutes et des voies ferrées. On trouve à Miyajima des esplanades de sable parfaites pour passer la nuit (si on survit aux attaques de daims sauvages). Cliquez pour les voir sur la carte.

La forêt, les champs… – Ne vous mettez pas sur le trajet des véhicules agricoles, sous peine d’être réveillé aux aurores par un fermier furibard.

Le terminal du ferry – Le Japon dispose d’un bon réseau de ferries qui font la navette entre ses îles. Les terminaux sont situés à quelques kilomètres du port principal, à proximité des champs. On y trouve parfois des douches. Un bon plan, surtout si vous devez prendre le bateau tôt le lendemain.

Les aires d’autoroute, ou Service Areas (SA) – Vous pouvez camper sans problème dans  les SA ou dans la campagne autour. Il y a toujours un carré d’herbe à disposition, et le thé y est gratuit. Idéal pour le petit déj’!

✦ Sous la route – Si vous vous retrouvez en ville à la tombée du soir et que vous n’avez pas les moyens de prendre le train, tentez de rejoindre à pied un interchangeur (IC) et dormez près des piliers qui soutiennent l’autoroute. C’est bruyant mais vous serez aux premières loges pour faire du stop au matin.

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences de camping sauvage au Japon. Bons coins, idées de matériel… toutes les suggestions sont bienvenues!

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